Voiture électrique : moins de pollution que la voiture thermique ?

18/08/2022

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La voiture individuelle en France représente environ 16% des émissions de gaz à effet de serre. Les voitures personnelles doivent donc évoluer afin de réduire les émissions de CO2 dans l’atmosphère. La mobilité électrique et le développement des voitures électriques pourraient aider à réduire ces émissions. Mais qu’en est-il réellement ? La voiture électrique est-elle plus vertueuse pour l’environnement ou plus polluante qu’une voiture thermique ? Voyons tout ça ensemble !

La voiture électrique est-elle plus polluante qu’une voiture thermique ?

De nombreuses études ont été réalisées pour comparer les cycles de vie des voitures électriques et thermiques.

Elles sont toutes arrivées à la même conclusion : sur l’ensemble de son cycle de vie (extraction des matières, fabrication, transport, utilisation, recyclage), la voiture électrique émet moins de gaz à effet de serre qu’une voiture thermique (à moteur essence ou diesel).

L’ONG Transport & Environnement (T&E) a réalisé une étude complète en avril 2020. Sa conclusion est sans appel : sur l’ensemble de la durée de vie, une voiture électrique émet 77% moins de CO2 dans l’atmosphère qu’une voiture thermique équivalente.

Même dans les pays ou la production d’électricité est produite à partir d’énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole …), elle émet 29% moins de gaz à effet de serre.

Entre une voiture électrique et une voiture thermique, plusieurs matériaux et procédés industriels sont communs :

  • Métaux pour la carrosserie du véhicule
  • Matériaux pour l’habitacle
  • Les pièces électroniques
  • Les pneumatiques
  • Les suspensions

Cependant, les voitures électriques nécessitent des pièces spécifiques. Des matériaux, ressources et énergies différentes vont devoir être utilisée pour fabriquer ces nouvelles pièces, souvent non présentes dans les véhicules thermiques.

 

L’extraction et la transformation des matériaux de la batterie

C’est la pièce maîtresse de la voiture électrique : la batterie. Elles sont généralement de technologie lithium-on sur les voitures et nécessitent des matières premières spécifiques : lithium, cobalt, aluminium…

C’est aussi l’étape la plus sensible pour étudier le bilan environnemental de la voiture électrique.  L’extraction des matériaux et leurs transformations sont les plus émettrices en gaz à effet de serre.

Selon les lieux géographiques d’extraction et de transformation, les émissions de CO2 peuvent être très élevées, sans compter l’utilisation d’énergie et d’eau et les pollutions de l’environnement pouvant survenir.

La part de matières recyclées et recyclables dans la production des batteries est encore à son commencement. Plus la part est importante, moins les émissions de gaz à effet de serre seront élevées.

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La fabrication de la batterie de votre voiture électrique

Avec l’extraction, c’est l’autre point émetteur de gaz à effet de serre.

Une fois extraits et transformés, les matériaux sont mélangés ou cuits puis conditionnées en cellules. Elles sont ensuite assemblées ensemble pour créer un pack de batterie.

Plus le nombre de cellules est important dans un pack, plus la capacité de la batterie sera importante. Chaque pack de batterie peut comporter plusieurs dizaines de milliers de cellules.

Selon l’étude de Transport & Environnement, l’intégralité du processus de fabrication d’une batterie (extraction, transformation et assemblage) émet en moyenne 75 kg de CO2 / kWh en Europe ou 110 kg de CO2 / kWh en Chine.

On peut donc estimer que la fabrication complète d’une batterie de voiture électrique rejette entre 6 et 9 tonnes de CO2 pour une batterie avec une capacité importante (comme pour la batterie du Kia EV6 de 82 kWh).

Cette estimation est confirmée par la Fédération Européenne du transport et de l’environnement, la fabrication de la batterie et les pièces du véhicules électriques émettrait plus de 6 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.

 

La production d’électricité et leurs émissions de gaz à effets de serre

La production d’électricité diffère en fonction des pays. Les émissions de CO2 liées à la recharge des batteries des voitures électriques vont donc être très différentes d’un pays à un autre.

En France, la production d’électricité est principalement produite avec des moyens décarbonés : énergie nucléaire, énergie hydroélectrique, énergie renouvelable (éolien et solaire). Les énergies fossiles sont peu utilisées dans notre pays pour produire de l’électricité.

La recharge des voitures électriques a donc un impact plus faible en France sur l’environnement. Les émissions de gaz à effet de serre pour recharger étant moins importante.

Et dans les pays ou la production d’électricité est plus émettrice de CO2 ?

A l’étranger, même si le mix-énergétique est moins décarboné et que l’électricité est produite à partir d’énergie fossile, le résultant est toujours en faveur du véhicule électrique.

Par exemple en Pologne, où 74% de l’électricité est générée grâce au charbon, utiliser une voiture électrique émet moins de gaz à effet de serre qu’une voiture thermique à moteur essence ou diesel.

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Le recyclage des batteries de voiture électrique

Quand une batterie de voiture électrique arrive en fin de vie, plusieurs moyens peuvent être mis en place :

  • Si la batterie n’est plus assez puissante pour être utilisée dans une voiture, elle peut être réutilisée comme source de stockage d’énergie. Elle stocke ainsi l’électricité produite par les énergies renouvelables (éoliennes ou panneaux solaires) pour être redistribuée lors des pics de consommation. Cette seconde vie des batteries permet de repousser la fin de vie d’une dizaine d’année
  • Le recyclage des batteries : les différentes matières sont séparées et triées grâce à différents procédés mécaniques et chimiques. Ces étapes permettent de réutiliser certains matériaux dans la fabrication de nouvelles batteries ou de nouvelles pièces. A l’heure actuelle, aucune étude n’a quantifié les émissions de gaz à effet de serre liée au recyclage des batteries usagées des voitures électriques.

Qu’est-ce qui pollue moins dans une voiture électrique ?

Malgré des procédés de fabrication et des pièces spécifiques émettant plus de CO2 dans l’atmosphère par rapport à la fabrication d’une voiture thermique, la voiture électrique pollue moins sur certains aspects :

L’électricité

Pour les voitures électriques, l’électricité remplace le carburant. C’est la source d’énergie qui permet de la déplacer. En comparaison d’une voiture thermique, à moteur essence ou diesel, la pollution d’une voiture électrique au quotidien est plus limitée, elle émet moins de CO2 lors de la phase d’utilisation.

En France, avec un mix-énergétique peu carboné utilisant peu les énergies fossiles, de l’énergie nucléaire et des énergies renouvelables, si vous parcourez 100 kilomètres en voiture électrique, vous émettez 0,85 de gaz à effet à effet de serre (16 kWh à 74 g de CO2 / kWh*).

En comparaison avec une voiture thermique équivalente (SUV thermique, comme le Renault Captur de 90 chevaux), vous émettre 13 kg de CO2 / 100 km.

Même dans les pays avec une production d’électricité fortement carbonée (peu d’énergies renouvelables, peu d’énergie nucléaire), la voiture électrique émet moins de gaz à effet de serre lors de son utilisation.

Par exemple en Pologne, ou la production d’électricité émet 768 g de CO2 / kWh, le véhicule électrique émettra 12,3 kg de CO2 aux 100 km.

* Selon l’ENTSO-E, le bilan environnemental de la production électrique française s’élève en moyenne à 53 g de CO2 / kWh en 2021. Ce chiffre moyen varie en fonction des années, des saisons et des horaires. Il est moins élevé en été et plus haut en hiver, il varie également lors des pics de consommations. Les 74 g correspondent à la moyenne haute des émissions de gaz à effet de serre, tous moyens de production d’électricité confondus (énergies renouvelables, énergie nucléaire, énergies fossiles).

Le moteur électrique

Le moteur électrique est plus compact et plus simple qu’un moteur thermique (diesel ou essence). Il nécessite donc moins de matériaux pour sa construction.

Composé principalement d’acier, de cuivre et d’aluminium. En fonctionnement, il ne dépend pas de pièces complémentaires ou d’accessoires présents sur les moteurs à essence ou diesel :

  • Radiateurs
  • Courroies de distribution
  • Conduites d’admission, de refroidissement, d’échappements
  • Cylindres

Selon l’ONG Transport et Environnement, la fabrication d’une voiture électrique, sans compter la batterie, émet 11% de CO2 de moins que la production d’une voiture thermique équivalente.

Le freinage régénératif

Les voitures électriques sont les seules, par rapport aux voitures thermiques, à disposer d’un système de freinage régénératif.

En plus de récupérer de l’énergie et de l’autonomie lors des freinages, ce système permet de réduire les émissions de particules fines provoqués lors des freinages par le frottement des plaquettes sur les disques.

En étant moins sollicités, les consommables de freins durent plus longtemps et sont changés bien moins souvent.

L’entretien de la voiture électrique

Une voiture électrique pollue moins qu’une voiture thermique lors de son entretien. Votre véhicule électrique ne nécessitera pas de vidanges, changement de bougies, soupapes, courroies…

En plus d’économiser sur les révisions et les changements de pièces, vous polluerez moins et émettrez donc moins de CO2.

Attention tout de même, certaines pièces et consommables seront toujours à réviser et changer régulièrement :

  • Pneumatiques
  • Plaquettes et disques de freins

En règle générale, les voitures électriques sont moins sujettes aux pannes mécaniques, vous pourrez donc l’utilisez plus longtemps. Vous réduisez ainsi son impact environnemental et vos émissions de gaz à effet de serre.

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Etape du cycle de vie du véhicule

Voiture électrique

Voiture thermique (essence ou diesel)

Extraction, transport et transformation des matières premières pour fabriquer la voiture

Impact environnemental fort

Impact environnemental fort

Extraction, transport et transformation des matières premières pour fabriquer la batterie

Impact environnemental fort

Fabrication de la batterie

Impact environnemental fort

Fabrication de la voiture et transport jusqu’aux concessions

Impact environnemental modéré

Impact environnemental modéré

Production d’électricité pour la recharge de la batterie (énergie fossile, énergie nucléaire, énergie renouvelable)

Impact environnemental faible

Extraction, transport et raffinage du pétrole brut

Impact environnemental fort

Transport, distribution et combustion des carburants

Impact environnemental fort

Emissions de gaz à effet de serre (pneumatique, freins…)

Impact environnemental faible

Impact environnemental modéré

Consommables (huiles, liquide de refroidissement, pièce d’usure…)

Impact environnemental faible

Impact environnemental modéré

Recyclage du véhicule en fin de vie

Impact environnemental modéré

Impact environnemental modéré

Recyclage de la batterie en fin de vie

Impact environnemental modéré

Doit-on remplacer sa voiture thermique par une voiture électrique ?

La voiture électrique est donc plus polluante à certains moments de son cycle de vie. Malgré tout, elle reste plus avantageuse par rapport à une voiture thermique.

Des aides financières pour faciliter l’achat d’une voiture électrique

Les voitures électriques sont plus coûteuses qu’un même modèle thermique équivalent. C’est encore le cas actuellement, le coût de fabrication de la batterie impacte fortement le montant total du véhicule.

Pour développer la mobilité électrique et l’essor des voitures électriques, l’Etat Français a mis en place plusieurs aides financières pour faciliter leurs achats par les particuliers.

En théorie, ces aides réduisent le prix d’une voiture électrique pour qu’elle coûte le même prix qu’un modèle thermique équivalent.

Plusieurs dispositifs d’aides financières existent :

  • Le bonus écologique : pour l’achat d’un véhicule émettant peu de CO2 (voiture électrique ou hybride rechargeable)
  • La prime à la conversion : pour la mise au rebut d’un vieux véhicule thermique polluant contre l’achat d’une voiture électrique ou hybride rechargeable émettant peu de gaz à effet de serre
  • La surprime ZFE : si vous habitez dans une Zone à Faible Emissions (ZFE), vous pouvez prétendre à une aide supplémentaire

En fonction de votre région d’habitation, vous pouvez aussi prétendre à d’autres aides financières locales. Vous pourrez bénéficier d’aides complémentaires pour diminuer encore le prix d’achat de votre voiture électrique.

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Le coût de la recharge ou du plein de carburant

C’est ici que la voiture électrique va faire toute la différence. Le coût de la recharge grâce à une borne de recharge est bien moins cher que faire le plein à la station-service.

Si vous réalisez 18 000 kilomètres par an, que vous avez une Renault Zoé électrique et que vous rechargez sur une borne 7,4 kW, vous payerez 55 € par mois. En comparaison, avec une voiture thermique équivalente, vous payerez 168 € / mois de carburant (à 1,6 € du litre de carburant).

Avec une Renault Mégane E-Tech électrique, avec une borne de rechargement d’une puissance de 7,4 kW et vous parcourez 24 000 kilomètres par an, vous payerez 73 € par mois. Avec une voiture thermique équivalente, vous devrez payer 240 euros / mois.

Vous pouvez faire le test vous-même grâce à notre simulateur : vous pourrez découvrir votre budget recharge en fonction du type de voiture électrique. Vous aurez même le budget équivalent pour une voiture thermique.

Dans l’ensemble des cas, à l’usage et pour le coût de la recharge, la voiture électrique est toujours moins chère par rapport à une voiture thermique équivalente.

En France, avec un mix-énergétique peu carboné, la production d’électricité est assurée par l’énergie nucléaire, énergie hydraulique, énergie renouvelable et un peu d’énergie fossile, vos émissions de CO2 lors du rechargement de votre voiture émettra peu de gaz à effet de serre.

Voiture-Electrique-Recharge-Pollution

L’entretien de votre voiture

Les voitures électriques sont de conception plus simple : le moteur électrique comprend moins de pièces en mouvement, ils sont donc moins sujets aux pannes.

Les consommables sont aussi plus réduits : fini les vidanges, les changements de liquide de refroidissement, de courroies… vous économiserez sur le long terme.

En moyenne, les professionnels estiment que l’entretien d’une voiture électrique coûte 4 fois moins cher qu’une voiture thermique équivalente.

Des émissions de gaz à effet de serre limitées

A l’usage, les voitures électriques rechargées en France émettent moins de gaz à effet de serre. Cela est possible grâce aux mix-énergétique français très décarboné.

Pour vos déplacements quotidiens, vous réduisez fortement vos émissions de CO2 en utilisant une voiture électrique.

Faut-il choisir la voiture électrique ou thermique ?

Certains clichés ou idées reçues sur la voiture électrique ont la vie dure ! Les technologies de voitures et de batteries ont fortement évolué depuis les dernières années, posséder une voiture électrique devient plus intéressant qu’un modèle thermique.

La voiture électrique n’est adaptée aux longs trajets

C’est une des critiques principales de la voiture électrique : son autonomie est trop faible ou vous ne pourrez pas partir en vacances avec ou encore, vous allez tomber en panne d’électricité au milieu de nulle part.

Cette affirmation est bien sûr fausse. Il y a quelques années, cette idée reçue était vraie. Les modèles proposés disposaient d’une autonomie relativement faible.

Actuellement c’est terminé : en moyenne les voitures électriques vendues disposent de 450 kilomètres d’autonomie. C’est largement suffisant pour réaliser vos trajets quotidiens et même partir en vacances.

Grâce aux bornes de rechargement rapide, vous regagnez 80% d’autonomie en 30 minutes, pratique pour faire une pause déjeuner en même temps.

Les conducteurs et conductrices français.es roulent en moyenne 13 000 kilomètres par an. Avec 226 jours ouvrés, cela fait 58 kilomètres par jour. Avec une voiture électrique et d’une autonomie de 450 kilomètres, vous pouvez rouler toute la semaine sans recharger (ou avec une recharge grâce à votre borne électrique au minimum).

Autonomie-Pollution-Voiture-Electrique

Recharger sa voiture électrique est trop compliqué

Comme pour l’autonomie, la recharge des voitures électriques s’est considérablement facilitée durant les dernières années.

La plupart des automobilistes se rechargent à leurs domiciles (en copropriété ou en maison individuelle) ou sur leurs lieux de travail grâce à des bornes de recharge.

Sur la voie publique, dans les centres villes et sur les aires d’autoroutes, en avril 2022, la France comptait plus de 60 000 points de recharge ouverts au public.

Les automobilistes roulant en voiture électrique ont plusieurs solutions pour se recharger :

Vous habitez en centre-ville

Vous pouvez vous recharger sur des bornes de recharge publiques, dans des stations-services ou dans des centres commerciaux.

Parfois, vous pourrez vous recharger gratuitement, mais dans la plupart des cas la recharge sera payante, vous pourrez soit disposer d’un badge d’accès du réseau de borne de recharge ou payer par carte bancaire.

Les puissances de charge sont les mêmes que celles que vous pouvez retrouver à votre domicile ou en entreprise : 3,7 kW, 7 kW, 11 kW ou 22 kW.

Certaines stations-services proposent des bornes de recharge rapide, le tarif de la recharge est plus cher mais leurs puissances de charge est beaucoup plus élevée (supérieur à 50 kW). Vous pouvez regagner 80% de votre autonomie en 30 minutes.

Vous habitez en copropriété

Que vous soyez propriétaire, locataire ou habitant de bonne foi, vous avez deux possibilités pour installer une borne de recharge sur votre place de parking :

  • Faire valoir votre droit à la prise : vous financez l’installation à vos frais de votre borne de recharge. Elle sera raccordée au compteur électrique des parties communes, l’électricité et votre consommation vous sera refacturée par le syndic de copropriété.
  • Installer une Infrastructure de Recharge pour Véhicule Electrique (IRVE) : l’ensemble des copropriétaires décident avec le syndic de copropriété d’installer une IRVE : il s’agit d’une infrastructure collective de recharge. Un compteur électrique dédié à la recharge est installé. Ensuite chaque propriétaire, locataire ou habitant de bonne foi, achètera sa borne de recharge et la connectera à l’IRVE. Cette solution est plus efficace (une seule démarche administrative à réaliser), plus économique (les opérateurs de recharge peuvent financer l’IRVE) et plus sûre.

Dans les deux cas, vous avez des aides financières pour faciliter l’achat et l’installation d’une borne de recharge sur votre place de parking en copropriété : aides ADVENIR, Crédit d’Impôt Transition Energétique, taux de TVA réduit.

Vous habitez en maison individuelle

Si vous habitez en maison individuelle, les démarches d’installation sont plus simples : vous achetez votre borne de recharge et la raccordez directement à votre compteur électrique.

Vous pourrez dès lors recharger votre voiture électrique sur votre borne. Il vous faudra peut-être adapter votre abonnement électrique pour avoir des tarifs préférentiels et les heures creuses (pour profiter de l’électricité à son tarif le moins cher).

Recharge-Voiture-Electrique-Pollution

Le choix de modèle est trop limité

Comme pour l’autonomie et les bornes de rechargement, cette affirmation était vraie il y a quelques années.

Pour lutter contre le réchauffement climatique et diminuer les émissions de gaz à effet de serre et CO2, la Commission Européenne a décidé d’interdire la vente de véhicules thermiques d’ici 2035.

Une réglementation oblige également les constructeurs automobiles à avoir un niveau moyen d’émissions de 95 grammes / kilomètres de CO2 pour l’ensemble de leurs gammes. Au-delà de ce seuil, ils devront s’acquitter d’amendes fixées à 95 € par gramme de CO2 en excès sur chaque voiture immatriculée dans l’année.

Les constructeurs automobiles ont donc lancé de grands programmes d’électrification de leurs gammes. Ils proposent désormais tous de nombreux véhicules électriques et hybrides rechargeables.

Vous trouverez forcément votre bonheur : citadine, compact, SUV, berline, break, coupé sportif… les constructeurs rivalisent d’audace et de créativité pour proposer des modèles attrayants, aussi bien au niveau du design que des performances et de l’autonomie.

En atteste le concours de la voiture de l’année 2022, sur une dizaine de modèle sélectionné, 9 étaient des voitures électriques ou hybride rechargeable.

Une voiture électrique pollue moins qu’une voiture thermique

La voiture électrique pollue-t-elle moins qu’une voiture thermique ?

Selon une étude de la Fédération européenne du Transport et de l’Environnement, une voiture électrique émet 3 fois moins de CO2 qu’une voiture thermique équivalente, sur une même durée d’utilisation.

Même si la voiture électrique pollue plus durant sa phase de fabrication, la voiture thermique multiplie par 3 sont taux de pollution et d’émission de gaz à effet de serre lors de sa phase d’utilisation.

 

Emissions de gaz à effet de serre (CO2, particules fines…) en tonnes

Voiture électrique

Voiture thermique

Fabrication de la batterie

3,15

0

Fabrication du véhicule et des pièces

3,06

3,74

Utilisation : 150 000 kilomètres

0

15,84

Recharge de la batterie / pleins de carburant

2,34

2,42

Total des émissions de gaz à effet de serre (CO2…)

9

22

Les résultats de l’enquête sont sans appel : une voiture électrique émet jusqu’à 9 tonnes de CO2 lors de l’ensemble de son cycle de vie. Une voiture thermique équivalente émet 22 tonnes de CO2.

Une voiture électrique pollue donc moins qu’une voiture thermique : jusqu’à 63 % de pollution et d’émission de CO2 en moins.

Le principal inconvénient des voitures électriques est l’extraction des matières premières et de la fabrication de la batterie. Les matériaux comme le lithium ion, le cobalt, l’aluminium… sont à l’origine de l’émission de beaucoup de CO2.

L’autre source de pollution est la production d’électricité : l’augmentation des parts d’énergie renouvelables dans les prochaines années va améliorer le bilan environnemental de la recharge et diminuer les émissions de gaz à effet de serre.

FAQ - Voiture électrique : moins de pollution que la voiture thermique ?

Pour étudier l’impact environnemental de la voiture électrique et de la voiture thermique, il faut prendre en compte l’intégralité des étapes du cycle de vie du véhicule :

- L’extraction des matières premières
- La fabrication du véhicule et de ses pièces
- Le transport du véhicule de l’usine au lieu de vente
- L’utilisation du véhicule
- Sa fin de vie : sa mise au rebut et son recyclage

Plusieurs études ont quantifié l’impact environnemental de la voiture électrique par rapport aux voitures à moteurs thermiques (essence ou diesel).

Le résultat est sans appel : sur l’ensemble du cycle de vie du véhicule, la voiture électrique est moins polluante que son homologue thermique.

C’est durant la phase d’extraction des matières premières et de la fabrication de la batterie que la voiture électrique pollue le plus. La faute aux matériaux nécessaires : lithium ion, cobalt, aluminium…

Ce sont des matières premières nécessaires aux batteries pour pouvoir fonctionner. C’est la phase ou la voiture électrique émet plus de CO2 que la voiture thermique.

Durant la phase d’utilisation, la voiture électrique se rattrape et dépasse même la voiture thermique. Grâce à un mix énergétique peu carboné, avec une production d’électricité à base d’énergie nucléaire, d’énergie hydraulique, énergie renouvelable, la voiture électrique émet peu de gaz à effet de serre lorsqu’elle roule et se recharge en France.

Même dans les pays ou les énergies fossiles sont très utilisées pour produire de l’électricité, la voiture électrique émet toujours moins de CO2 que son équivalent à moteur thermique.

L’impact environnemental de la voiture électrique est aussi meilleur grâce à différentes technologies :
- Le moteur électrique est plus compact et plus simple, il nécessite moins de pièces et est donc moins consommateurs en ressources.
- Le freinage régénératif use moins les disques et plaquettes de freins. Vous les changez donc moins souvent sur une voiture électrique, vous diminuez donc les émissions de CO2 liées à leurs fabrications mais vous réduisez aussi l’émission de particules fines lors des freinages.
- L’entretien de la voiture électrique est plus simple, moins de consommables et moins de pièces en mouvement.

En moyenne, une voiture électrique pollue 3 fois moins et émet 63% de gaz à effet de serre (CO2) en moins qu’une voiture électrique sur l’ensemble de son cycle de vie.
La voiture électrique pollue à certains moments de son cycle de vie, mais elle reste quand même avantageuse par rapport à une voiture thermique pour limiter les émissions de gaz à effet de serre.

Une question se pose : doit-on remplacer sa voiture thermique par une voiture électrique ?

Pour faciliter l’achat d’une voiture électrique, des aides financières existent :
- Bonus écologique : pour faciliter l’achat d’une voiture émettant peu de CO2
- Prime à la conversion : mise au rebut d’une voiture thermique polluante pour acheter une voiture électrique ou hybride rechargeable peu émettrice en gaz à effet de serre
- Surprime ZFE : pour les habitants habitant dans des Zones à Faibles Emissions (ZFE)
- Des aides locales proposées par votre ville, département ou région

Le coût de la recharge est aussi un argument en faveur de la voiture électrique. Grâce à l’installation d’une borne de recharge à votre domicile, vous pourrez recharger directement votre voiture électrique.

Vous pourrez recharger la nuit lorsque votre voiture électrique stationne, vous pourrez profiter des heures creuses quand l’électricité est la moins chère. Par rapport au coût du carburant, vous êtes forcément gagnant.

En France, avec un mix-énergétique peu carboné, l’électricité est produite grâce à l’énergie nucléaire, l’énergie hydraulique, les énergies renouvelables, vous émettez peu de gaz à effet de serre (CO2) quand vous charger votre voiture électrique.

Quand vous roulez avec une voiture électrique, vous émettez aussi peu de gaz à effet de serre, peu de CO2 et peu de particules fines, c’est un avantage par rapport à la voiture thermique.
La voiture électrique pollue plus lors de sa fabrication qu’une voiture thermique, mais alors, faut-il changer sa voiture thermique contre une voiture électrique ?

Les technologies et les voitures électriques ont fortement évolués depuis les dernières années, elles deviennent des alternatives réelles et efficaces aux voitures thermiques.

- Elles sont adaptées aux longs trajets
L’autonomie des voitures électriques a fait de grands progrès, en moyenne désormais, les voitures ont une autonomie de 450 kilomètres.

En moyenne, un automobiliste en France parcourt moins de 50 kilomètres par jour, avec une recharge par semaine, vous pouvez réaliser tous vos déplacements quotidiens.

Avec 450 kilomètres d’autonomie, vous pouvez faire de longs trajets ou des vacances en voiture. Avec les bornes de recharge rapide, en 30 minutes vous regagnez 80% d’autonomie.

- La recharge s’est considérablement simplifiée
Installer une borne de recharge chez soi, que vous viviez en maison individuelle ou en copropriété, est très facile. En quelques semaines ou mois, vous pouvez avoir votre borne de recharge installée sur votre place de parking.
En déplacement ou en itinérance, vous pouvez trouver des bornes de recharge sur les voies publiques, dans les stations-services et même dans les centres commerciaux.
Au travail, de plus en plus d’entreprises proposent des bornes de recharge pour leurs collaborateurs et collaboratrices.

- Le choix de modèles est extrêmement large
Pour lutter contre le réchauffement climatique et limiter les émissions de gaz à effet de serre (CO2), la Commission Européenne va interdire la vente de véhicule thermique à partir de 2035.
Les constructeurs automobiles sont aussi sous le coup d’une nouvelle réglementation : en moyenne sur l’ensemble de leurs gammes de véhicules, les émissions CO2 CO2 doivent être de 95 grammes / kilomètres. Au-delà de ce seuil, ils devront s’acquitter d’une amende de 95 € par gramme de CO2 en excès sur chaque modèle immatriculé.
Les constructeurs électrifient donc de plus en plus leurs gammes, la plupart annonce même une électrification à 100% de leurs modèles d’ici 2030.
Ils rivalisent donc pour proposer des modèles attrayants visuellement et efficaces pour l’ensemble de leurs catégories de clients.

Aujourd’hui, vous avez plusieurs modèles de voitures dans chaque catégorie : SUV, compacte, cabriolets, utilitaires, berline, citadine…

- Les voitures électriques polluent moins que les voitures thermiques
Même si la fabrication de la batterie et l’extraction des matières premières émettent beaucoup plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (CO2), sur l’ensemble du cycle de vie la voiture électrique polluera moins qu’une voiture thermique.
En moyenne, une voiture électrique pollue 3 fois moins qu’un même modèle thermique et émet jusqu’à 63% en moins de gaz à effet de serre (CO2).
Une voiture électrique va émettre 9 tonnes de CO2 durant tout son cycle de vie, contre 22 tonnes pour un modèle à moteur thermique (essence ou diesel).